Photo de la coupole : saint Vincent de Paul au pied du Christ. Paroisse Saint-Vincent-de-Paul, 5 rue de Belzunce, 75010 Paris, 01 48 78 47 47.
 
 
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saint Vincent de Paul, sa vie, son oeuvre

La vie de saint Vincent de Paul (1581-1660)

Né à Pouy, aujourd’hui Saint Vincent de Paul, près de Dax (Landes), ce petit berger, qui gardera toujours l’accent du pays natal, manifeste une vive intelligence ; mise au service de sa vocation de prêtre, elle le conduira jusqu’à la faculté de théologie de Toulouse.

Il est ordonné en 1600. Il tombe aux mains de pirates barbaresques durant un voyage maritime entre Marseille et Narbonne et reste deux ans captif à Tunis. En 1613 il devient le précepteur des enfants d’Emmanuel de Gondi, général des galères du roi ; c’est durant cette période qu’il fait le vœu de consacrer sa vie sacerdotale au service des pauvres, qui sont alors innombrables.

En 1617, curé de Châtillon-sur-Chalaronne, dans les Dombes (Ain), il organise sa première Confrérie de Charité, groupe de dames associées dans une action d’entraide vis-à-vis des plus malheureux ; sous l’impulsion de Louise de Marillac, une veuve dont Vincent est le conseiller spirituel, cette confrérie sera suivie de beaucoup d’autres, qui tisseront de la sorte à travers le pays un réseau actif de solidarité.

En 1619, Vincent devient aumônier des galères ; il découvre là un autre type de misères, auxquelles il s’emploie à apporter tous les soulagements qui lui sont possibles.

A partir de 1624, il va ajouter un nouveau secteur à ses activités : Madame de Gondi met à sa disposition les moyens d’établir une mission permanente auprès des paysans de ses domaines ; l’ignorance religieuse est alors un des problèmes de l’heure pour l’Eglise, et les ruraux constituent l’immense majorité de la population. Vincent en vient à l’idée de fonder une congrégation des prêtres spécialisés dans l’apostolat en milieu rural ; ce sera la Compagnie des Prêtres de la Mission (1625), qu’on appellera vite les Lazaristes du fait de leur maison mère au Prieuré de Saint-Lazare à Paris.

Mais l’action missionnaire du clergé suppose une formation ; les séminaires, dont l’existence dans chaque diocèse a été prescrite par le concile de Trente, ne se mettent que lentement en place (celui de Saint- Sulpice sera fondé en 1645) ; sans attendre davantage, Vincent organise des retraites de préparation à l’ordination. Plus tard, il créera un séminaire de la Mission.

Le souci des pauvres ne l’abandonne pas pour autant ; il a conscience de la nécessité de mettre à leur service des personnes plus proches d’eux que les Dames de la Charité ; pour ce faire, il s’adressera à des filles de la campagne ; avec Louise de Marillac, qui a déjà en mains l’ensemble des Confréries de la Charité, il fonde l’Ordre des Filles de la Charité, dont le vêtement sera celui de paysannes et dont « la rue sera le cloître ».Connues sous le nom de sœurs de Saint-Vincent de Paul, elles forment aujourd’hui la congrégation mondiale de beaucoup la plus nombreuse.

Les initiatives de celui qu’on appelle « Monsieur Vincent » continuent de se multiplier (Charité de l’Hôtel- Dieu, Œuvre des enfants trouvés, etc.).Membre du Conseil de Conscience de la régente Anne d’Autriche (1643-1652), il contribue au choix d’évêques à la hauteur de leur mission, un des facteurs essentiels de réussite de la Contre-Réforme. Vincent ne cesse de soutenir son action par la prière : « Dieu ne refuse rien à l’oraison, pas même l’extension de l’Evangile ».Humble et audacieux, efficace et discret, bienveillant pour autrui et exigeant pour lui-même, il estime qu’il ne fait jamais assez. Il est considéré comme « le grand saint du siècle ». Il a été proclamé patron des œuvres charitables en 1885.

Le tombeau de saint Vincent de Paul est 95 rue de Sèvres 75006 Paris à la Chapelle des Lazaristes ( ou Chapelle des prêtres et des Frères de la Congrégation de la Mission) tél : 01 45 49 84 84

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Mis à jour le : dimanche 7 juin 2009

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